Par Jacques Docquiert

 

Les passagers de Ryanair, dont les vols ont été ou vont être supprimés, devront être indemnisés dans certains cas, comme le prévoit la charte européenne des droits des passagers et la Commission européenne « gardienne des traités » y veillera. L’exécutif communautaire a, en effet, rappelé ses obligation lundi à la compagnie aérienne low-cost, qui a annoncé qu’elle allait supprimer environ 2 000 vols jusqu’à fin octobre. « Grâce à l’Union européenne, tous les passagers dont les vols sont annulés disposent d’un ensemble complet de droits prévus par la législation européenne. Cela inclut le droit au remboursement, au réacheminement ou à un vol retour, ainsi que le droit à une assistance et, dans certaines circonstances, le droit à compensation » a rappelé la commissaire européenne chargée des transports, Violetta Bulc, dans un communiqué. Elle ajoute que ses services « sont en contact avec Ryanair et qu’elle entend que la compagnie respectent pleinement ces droits, les autorités nationales étant garantes de leur application ».

Ces droits des passagers aériens sont décrits, ainsi que leurs conditions d’application, sur le site de l’Union européenne. Vendredi, Ryanair , la première compagnie européenne en termes de passagers transportés, a annoncé qu’elle avait l’intention d’annuler 40 à 50 vols par jour à compter de cette date et environ 2 000 liaisons au total jusqu’à fin octobre. « Nous nous sommes trompés dans l’organisation des vacances de nos pilotes » a reconnu le directeur marketing du groupe, Kenny Jacobs, qui ne conteste donc pas la responsabilité de sa compagnie. Le droit à indemnisation dépend notamment du délai avec lequel les passagers ont été informés, tous ces détails étant précisés dans la réglementation européenne consultable sur le site de l’UE. Ryanair a ajouté que ces annulations ne devraient concerner que 2 % de ses vols et qu’elles ont pour objet de « rétablir la ponctualité » des vols, qui a diminué depuis la rentrée.

 

Par Redaktion ParisBerlin le 19 septembre 2017