Qu’est-ce qui vous a poussé à faire un Volontariat Franco-Allemand ?
J’ai fait une licence en communication à l’université Lyon 2 et un double-master franco-allemand en études interculturelles franco-allemandes entre Fribourg et Lyon, avec comme spécialisation les recherches en communication. Mais finalement, je me suis rendu compte que j’avais plutôt envie de devenir instituteur à l’école que continuer dans la direction de la recherche à l’université. Pour devenir instituteur en France, il faut juste avoir un master 2, puis passer un concours. Je cherchais donc une expérience dans une école. Comme je connaissais bien l’OFAJ – en tant qu’élève j’ai déjà fait le programme d’échange Brigitte Sauzay – je me suis renseigné pour savoir s’il était possible de faire cette expérience en Allemagne et je suis tombé sur ce Volontariat Franco-Allemand en établissement scolaire. Je me suis dit que c’était une très belle opportunité pour avoir une expérience pratique en Allemagne, connaître le système scolaire allemand, travailler avec des élèves de différents âges et promouvoir le français.

Pourriez-vous nous décrire votre journée type durant votre volontariat ?
En Allemagne, l’école commence normalement à 8h et se termine vers 13/14h. Il n’y a pas de cours l’après-midi. Mon école m’a demandé de faire aussi la « Nachmittagsbetreuung » (prise en charge des élèves l’après-midi). Les mardis, par exemple, je commençais à 10h, j’avais environ trois heures de cours jusqu’à 13h. J’allais dans les classes de français de tous niveaux. Il y avait des classes où j’aidais le professeur en tant que locuteur natif à corriger des fautes à l’oral, dans d’autres classes j’ai réalisé de grands projets avec les élèves. Nous avons par exemple fait des projets de publicité où des groupes de quatre à cinq personnes devaient créer des publicités en français. Puis j’avais une pause déjeuner de 13h à 14h et après j’étais dans la « Nachmittagsbetreuung » jusqu’à 16h30. J’aidais les enfants à faire leurs devoirs, puis ils avaient du temps libre et faisaient du sport dehors ou allaient dans des « AG » (groupes de travail). Comme il n’y avait pas encore d’AG les mardis, j’ai crée une « Basketball AG ». J’ai aussi essayé d’y appliquer un peu le français. Nous avons par exemple essayé de compter en français quand on faisait des passes. Cette AG va continuer cette année avec mon successeur.

 

Comment votre volontariat a-t-il été accompagné par l’OFAJ ?
Il y avait quatre séminaires, deux en Allemagne et deux en France, qui chacun ont duré cinq ou six jours. Nous avions un premier séminaire dans le sud de la France avant le début du volontariat en septembre. Le deuxième a eu lieu à Berlin en décembre, puis il y avait un séminaire en Provence en mars et le dernier a eu lieu en juin, donc après le volontariat, en Hesse.

Qu’avez-vous particulièrement aimé dans votre volontariat ?
Je travaillais environ 25 heures, donc j’ai pu avoir une bonne balance entre le travail et le temps libre en dehors de l’école. J’ai aussi participé à l’échange scolaire pour lequel nous sommes allés en Bretagne. Cela a vraiment donné envie aux enfants de parler français. Il y a plusieurs classes qui apprennent le français comme troisième langue, du coup leur français était moins bien que celui des autres élèves. Nous avons fait des projets particuliers avec eux, qui me plaisaient beaucoup.

Comment étiez-vous logé ?
L’OFAJ prévient les tuteurs sur place qui ensuite aident les volontaires à trouver un logement. Moi j’ai préféré être en colocation. J’habitais au centre de Sarrebruck avec deux allemands, ce qui m’a beaucoup aidé à progresser en allemand.

Vous vous êtes plu à Sarrebruck ?
La relation avec Sarrebruck est quelques fois un peu compliquée pour les volontaires. C’est sûr que si on est tout seul à Sarrebruck, ce n’est pas facile. En plus quand je suis arrivé, il ne faisait pas très beau. Mais je savais que j’y étais pour un an, j’avais déjà vécu à l’étranger, donc j’ai très vite relativisé. On trouve des endroits très sympathiques à Sarrebruck, une fois qu’on connaît un peu les sarrebruckois. Et c’est une ville très verte. Mes colocataires m’ont montré des endroits où l’on pouvait faire des barbecues et un quartier de bars très sympathique, entre autres. Finalement, j’ai vraiment bien aimé mon année à Sarrebruck.

Un conseil pour les futurs volontaires ?
D’essayer de se mettre directement en contact avec les autres volontaires de la ville pour ne pas se sentir trop seul, sans rester uniquement entre français. Trouver des hobbies, un club de sport est par exemple un très bon moyen de socialisation. Pour ma part, je suis rentré dans une association de parcours où je me suis fait de nouveaux amis allemands. Je conseille aussi de se mettre en colocation, c’est ce qui m’a permis de vraiment progresser en allemand. À l’école, notre mission est de promouvoir le français, donc on parle aussi un peu allemand, mais globalement c’est le français. En ce qui concerne les cours, je conseille d’échanger le plus possible avec les autres volontaires. Moi au début j’avais un peu de mal, mais ensuite j’ai commencé à discuter avec les autres volontaires, échanger des idées, ce qui m’a été très utile. Et enfin, s’il y a la possibilité de joindre un ancien volontaire, contactez-le pour lui demander des conseils !

En 2017-2018, vous ferez partie des jeunes ambassadeurs de l’OFAJ. Pourriez-vous nous en dire plus sur votre mission ?
Cette année est un peu une année transitoire pour moi. Je voudrais faire un tour du monde dans un an, donc je vais d’abord travailler un peu à Lyon, si possible dans le domaine du franco-allemand, et économiser de l’argent. Après ce voyage, je vais commencer à réviser pour devenir instituteur. Comme j’aurai un peu de temps cette année, je voulais absolument faire ce programme de jeune ambassadeur pour pouvoir promouvoir le franco-allemand et l’OFAJ, qui m’a beaucoup aidé dans mon parcours. Avoir été accepté comme jeune ambassadeur me fait vraiment plaisir. Dans le cadre de ma mission je voudrais visiter des lycées à Lyon pour parler dans les classes d’allemand et les informer sur les différents programmes de l’OFAJ.

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Par Redaktion ParisBerlin le 2 novembre 2017