Par Pierre Pauma

 

 

Selon la dernière étude d’Eurostat, l’espérance de vie moyenne à la naissance a atteint 80,9 ans en 2014, contre 79,9 ans en 2010. Avec 83,3 ans d’espérance de vie, les Espagnols détiennent le record de longévité en Europe. Ils ont suivis de près par les Italiens (83,2 ans), qui ne démentent pas les vertus du régime méditerranéen. Plus globalement, Eurostat attribue ces progrès à la qualité des soins et à une augmentation globale de la qualité de vie. Parmi les espérances de vie les plus basses, on retrouve les Bulgares et les Lettons qui ne peuvent prétendre en moyenne qu’à 74,5 années. Allemands et Français ont pour leur part une espérance de vie respective de 81,2 et 82,8 ans.

On note également que l’écart d’espérance de vie hommes-femmes  s’est légèrement resserré en 10 ans. Alors que les femmes vivaient en moyenne 6,2 années de plusque les hommes en 2004, cet écart tombe désormais à 5,5 années. Avec encore une fois de fortes disparités, allant de 3,5 années d’écart en espérance de vie pour les Pays-Bas à 10,9 pour la Lituanie. En France, les femmes peuvent espérer vivre 6,5 ans de plus que les hommes, contre 4,9 ans en Allemagne. Ce tassement, observé dans la plupart des pays développés, s’expliquerait selon l’Insee et l’Observatoire des inégalités par une baisse plus rapide de la mortalité chez les hommes entre 20 et 59 ans. La baisse du nombre d’accidents de la route ainsi que celle de consommation de tabac et d’alcool expliqueraient en partie ce « rattrapage ».

 

La mortalité infantile réduite d’un quart.

 

Autre bonne nouvelle, la mortalité infantile régresse. Le nombre d’enfants qui décèdent avant l’âge d’un an est de 3,7 pour mille naissances vivantes, contre 5,1 en 2004. Cette mortalité ne baisse plus que modérément en Europe de l’Ouest, où elle est résiduelle. En revanche, le rattrapage des pays de l’Europe centrale et orientale qui accusaient un retard de développement est plus évocateur. La Roumanie par exemple affiche certes la mortalité infantile la plus élevée d’Europe (8,4), mais celle-ci a baissé de moitié en 10 ans (16,8 pour mille en 2004). Aux portes de l’UE, la Turquie a divisé la sienne par 2,5 durant la même période pour s’établir à 11,1 pour mille. L’Allemagne est la France affichent pour leur part des taux relativement bas (3,2 et 3,5 décès pour mille naissances).

Par Redaktion ParisBerlin le 24 août 2016