Par Sarah Fröb

 

 

Avec calme et prestance, Jürgen Mack nous raconte avec un sourire sympathique : « le Français, c’est mon frère Roland, moi je représente davantage l’Allemand de la famille ». Les deux frères incarnent à eux seuls l’idée de ce parc d’attractions : ils discutent, rient, plaisantent dans plusieurs langues européennes, de préférence le français et l’allemand, éventuellement un peu de schweizerdeutscch ou d’anglais.

Europapark, une création familiale

Europapark est d’abord une aventure familiale, fondé en 1975. Premier parc d’attractions en Allemagne, il devait servir à l’origine de vitrine d’exposition pour l’entreprise Mack Rides GmbH, fabricant de manèges pour les parcs d’attraction. Il est vite devenu un parc d’attraction à part entière, atteignant bientôt la barre symbolique du million de visiteurs. Construit autour du château de Rust, près de la rivière Elz, dans la région du Bade Wurtemberg, tout près de la frontière française et suisse, le parc a grandi au rythme des évolutions européennes.

 

« Avant, il y avait les contrôles aux frontières entre nos pays, ce n’était pas facile pour les visiteurs de circuler librement entre les trois pays et de se rendre à Europapark- aujourd’hui cela appartient au passé et nous avons grandi en même temps que l’Europe s’est élargie », explique Jürgen Mack.

 
Les spécialités surtout culinaires

Situé entre trois pays, le parc attire pour moitié des Allemands et pour l’autre moitié des visiteurs provenant du reste du monde, majoritairement de la France (20%) et de la Suisse (20%). Mais le parc attire aussi en dehors de l’Europe. Même des touristes des Emirats Arabes Unis viennent visiter les attractions et se montrent particulièrement intéressés par les installations hôtelières, de grands hôtels wellness.

 

A l’intérieur du parc, les visiteurs, beaucoup de familles, découvrent de manière ludique et non sans clichés, les spécialités surtout culinaires de nombreux pays européens : de la France, en passant par l’Islande et le Portugal jusqu’à la Russie.

 

En dépit de cet accent européen, la famille Mack n’a jamais demandé de subventions européennes, même pour les grands budgets tels qu’Arthur et les Minimoy, la dernière attraction du parc signée Luc Besson, qui emmène les visiteurs dans le monde d’Arthur.  « Notre but est atteint : rassembler les Européens dans un parc unique et magique », affirme M.Mack.  » Nous voulions faire revenir nos visiteurs dans le monde de l’enfance, et leur apprendre en même temps les spécialités de nos voisins ».

Mais les institutions sont tout de même parfois présentes : en 2011, un  » Kaukasus Friedenscamp » avait été organisé avec le Conseil de l’Europe pour rapprocher et faire dialoguer les jeunes venant du Caucase, favorisant ainsi un échange interculturel sur fond d’attractions.

Par Rédaction ParisBerlin le 19 février 2015