Von Antoine Belhassen

 

 

Premier album, première nomination aux Victoires de la Musique, première tournée internationale… C’est une grosse année pour vous, vous n’êtes pas trop déboussolée ?
Je le vis bien, c’est assez intense. Avec la sortie du disque nous bougeons énormément. Je passe beaucoup de temps sur la route et peu chez moi. Je suis contente de faire une tournée internationale. Il y a du monde aux concerts mais après je ne suis pas dans une conquête du monde. Je suis consciente que la reconnaissance et le succès sont des choses qui évoluent avec le temps. En l’occurrence, je suis contente d’aller à la rencontre d’un public allemand qui ne me connaît pas encore.

Vous avez suivi une formation de musique classique avant de vous tourner vers le jazz. Pourquoi un changement si radical avec votre pop actuelle ?
Je jouais de la musique classique quand j’étais enfant. J’ai ensuite travaillé dans le jazz en tant qu’interprète professionnelle. Ma musique actuelle c’est un peu comme la suite de cette formation. C’est l’aboutissement d’années et d’années de recherche. Maintenant le jazz n’a plus vraiment d’influence sur ma musique. Ce que je fais désormais, c’est ce que j’avais à l’intérieur de moi-même.

 

Vous aviez quand même quelques inspirations au moment d’écrire votre album ?
J’écoute toujours beaucoup de musique mais quand je me suis lancée dans cet album, je ne me suis pas dit que je devais jouer tel ou tel style. J’ai essayé de rentrer en contact avec quelque chose d’intérieur.
Lors de l’écriture, j’ai souvent écouté l’album Live Through This de Courtney Love, qui me donnait de l’énergie. Mais également Pixies, un groupe qui s’autorise à faire des choses originales. J’écoute aussi du Kendrick Lamar, Justin Timberlake, Beyoncé… Des styles différents.

© element-s Marikel Lahana

 

On vous situe dans la lignée de The Dø, Christine & The Queens ou encore Phoenix. Selon vous, ces groupes représentent-ils l’avenir de la pop française ?
Je n’ai pas vraiment d’avis sur la pop française actuelle et je ne me situe pas vraiment à l’intérieur. Dan Levy (membre de The Dø, ndlr) a produit mon album donc il y a peut-être quelques similitudes avec The Dø. Mais je ne sais pas si j’appartiens à un genre particulier. J’aime beaucoup Phoenix également, c’est le genre de musique qui donne la pêche dès le matin.

 

Vous avez été nominée aux Victoires de la Musique pour l’album révélation de l’année. Malgré la défaite, c’était un sentiment de fierté pour un premier album ?
J’ai bien vécu cette nomination, j’étais persuadée de ne pas gagner et cela s’est vérifié. En face, il y avait Louane, qui a vendu un million d’albums. J’étais tout de même ravie de participer à un événement pareil, ça fait partie des petites découvertes de ces derniers temps.

 

Vous pensez que pour remporter l’album révélation, seules les ventes d’albums comptent ?
C’est son premier album également. Je me suis dit que vendre autant d’exemplaires en une année et ne pas être récompensée, ça m’embêterait sérieusement. Du coup, je suis contente pour elle. Mais si un jour, je suis récompensée je serais ravie. Même si le concept de la compétition, ce n’est pas trop ce que je préfère. Je me suis quand même pris au jeu et ça m’a plu.

 

Vous dégagez une certaine énergie sur scène. C’est important pour vous de vivre votre musique aussi bien en studio qu’en spectacle ?
Tout à fait, mais je ne pense pas que cela puisse être en sens inverse. On fait de la musique de composition avant de donner un spectacle. Mais j’aime bien aller toujours plus loin. La répétition de concerts pourrait être quelque chose de rébarbatif. C’est pour ça qu’on aime innover à chaque fois et le plaisir est toujours plus grand. Quand on est sur des grandes scènes, j’aime bien avoir tous les aspects du spectacle qui soit pris en compte.

 

 

JEU CONCOURS/GEWINNSPIEL : Pour remporter 1×2 places pour le concert de Jeanne Added, il vous suffit d’envoyer un mail à berlin1@parisberlinmag.com, avant le 17 mars, avec le choix de votre ville : Francfort (22 mars), Cologne (23 mars), Hambourg (24 mars) ou Berlin (26 mars) et la réponse à la question suivante :

Comment s’appelle le premier album de Jeanne Added ?

ParisBerlin verlost je 1×2 Karten für die Konzerte von Jeanne Added in Frankfurt (22.03.), Köln (23.03.), Hamburg (24.03) und Berlin (26.03).

Um teilzunehmen, schicken Sie bis spätestens 17.03. die Antwort auf die folgende Frage an berlin1@parisberlinmag.com und vergessen Sie nicht, die Stadt anzugeben, in der Sie gerne das Konzert besuchen würden:

Wie heißt das erste Album von Jeanne Added?

Par Redaktion ParisBerlin le 8 mars 2016