Par Katia Nunes

Michel Ferrary , chercheur-affilié à SKEMA Business School et fondateur de l’Observatoire SKEMA de la féminisation des entreprises, s’est appuyé sur les rapports annuels 2017 des 53 plus grandes entreprises françaises et allemandes pour faire cette étude. Premier constat : les grandes entreprises françaises semblent davantage se féminiser avec 36,12 % de femmes en moyenne dans leurs effectifs, contre 34,72 % en Allemagne. Mais plus on gravit les échelons, plus ces chiffres diminuent et plus les écarts se creusent. 30,39 % des postes d’encadrement dans les grandes entreprises françaises sont occupés par des femmes contre 21,64 % en Allemagne. Enfin, les Françaises occupent en moyenne 13,42 % des sièges de comités exécutifs contre 7,29 % pour les Allemandes.

 

Second constat : les deux pays s’en sortent tout juste en matière de quotas de participation de femmes, fixés par la loi, au sein des conseils d’administration. En France, une loi impose depuis 2011 un quota de 40 % de femmes au sein des conseils d’administration dans les grandes entreprises : elles sont présentes à tout juste 40,97 %. Outre-Rhin, une loi de 2015 impose quant à elle un quota de 30 % : la réalité est de 28,73 %.

 

Cette étude met enfin en avant ce fameux « plafond de verre », encore bien présent autant dans l’Hexagone que dans la République Fédérale. Mais il ne se ressent pas aux mêmes échelons : une Allemande aura par exemple des difficultés à passer de simple salariée à un poste de manager tandis qu’une Française accèdera encore plus difficilement à des postes encore supérieurs, selon l’étude.

 

Des progrès restent donc encore à accomplir pour pallier cette inégalité salariale.

 

Lien des résultats complets de l’étude de l’observatoire SKEMA de la féminisation des entreprises : http://www.skema-bs.fr/facultes-et-recherche/recherche/observatoire-de-la-feminisation

 

Par Redaktion ParisBerlin le 14 mars 2018