Par Laura Majchrzak et Khadi Kordowou

 

Le 8 novembre 1939, Georg Elser, un menuisier du Wurtemberg, tente d’assassiner Hitler ainsi que des dirigeants du parti nazi lors de son discours à la brasserie Bürgerbräu, à Munich. L’attentat échoue et Elser se fait arrêter à la frontière suisse. Les Nazis, convaincus qu’il s’agit d’un complot, torturent Elser pour découvrir qui sont ses complices.

Mais la réalité, inimaginable pour les autorités nazies, est toute autre. Ce modeste menuisier, répugné par l’intolérance du discours du Parti et persuadé qu’il ne fera que plonger son pays dans la guerre et la violence, décide seul d’y mettre fin en supprimant ses dirigeants. « Je voulais empêcher que plus de sang encore ne soit versé », disait-il lui-même.

Réalisée par Oliver Hirschbiegel (La Chute, 2004), la fiction Elser, un héros ordinaire, sortie en Allemagne en avril dernier et retraçant l’histoire de ce résistant longtemps méconnu, sort en salle en France ce mercredi 21 octobre. Un film poignant sur le parcours d’un homme ordinaire, inquiet du chemin emprunté par son pays et révolté par les formes d’intolérances et de violences quotidiennes exercées par les représentants de l’autorité, qui décide d’agir avec les moyens dont il dispose. L’histoire d’Elser est un rappel de l’inaction de l’homme face aux injustices quotidiennes, ainsi que du refus de voir les conséquences dramatiques d’actes inexcusables.

Par Redaktion ParisBerlin le 21 octobre 2015