Par Hermann Michel

 

La Liberté, c’est l’une des devises de la République française et aussi cette année, celle des Semaines françaises de Stuttgart, créées en 1999 et organisées depuis 2010 par l’institut français de Stuttgart pour renforcer les liens entre les deux pays. La liberté d’expression attaquée au sein même de la rédaction de Charlie Hebdo, journal satirique français, a déclenché en début d’année un débat, toujours pas refermé, sur la notion même de liberté : Peut-on tout dire ? Où s’arrête la critique et où commence l’insulte ? Deux conférences vont tenter de répondre à ces questions. La première  s’intéressera aux formes de liberté et à leurs mutations dans l’art et la société actuelle à travers la chanson, le cinéma, la littérature ou le dessin. La seconde se penchera sur la liberté d’expression.  « Europa im Spiegel der deutschen und französischen Medien », en présence de professionnels de la presse, s’interrogera sur la façon dont les médias informent les Français et les Allemands sur l’Union européenne.
L’actualité est aussi marquée par la crise des refugiés en Europe. Si l’Allemagne a montré l’exemple en décidant d’accueillir une partie des demandeurs d’asile, la France, elle, tarde à trouver des solutions. Dans ce contexte, à l’heure où l’Union européenne doit résoudre cette crise humanitaire le public pourra débattre du nationalisme, du populisme et du régionalisme en Europe avec des spécialistes venus de France et des Pays-Bas où  le Front National en France et Gert Wilders aux Pays-Bas connaissent un certain succès. Un débat illustré avec humour par la projection du film Samba.
Les Semaines françaises feront aussi une large place aux artistes lors de la Stuttgartnacht dont « ImagineFrance » avec plusieurs expositions comme celle de  de l’artiste Maia Flore qui vous invite à découvrir 25 hauts lieux de la culture française comme le Pont du Gard, le Palais des Papes ou le MuCEM  à Marseille. L’exposition « 1939-1945: Leben und Überleben durch die Musik » raconte le destin de cinq musiciens qui se sont raccrochés à la musique pour surmonter les horreurs de la guerre. Les Archives de Stuttgart ouvriront  aussi leur porte à  l’historienne Miriam Gebhardt qui présentera sa thèse, illustrée par de nouveaux documents, dans laquelle elle démontre qu’Américains, Britanniques et Français ont aussi été coupables de viols en Allemagne.
Ces deux semaines françaises se termineront par une soirée au club Freund + Kupferstecher qui proposera de l' »Elektropop à la française ». Car si l’Allemagne est connue pour sa techno, la France mise sur l’électro et sa célèbre French Touch pour faire danser les foules.

Semaines françaises dans le grand Stuttgart
15 octobre au 30 octobre 2015
Institut français de Stuttgart
Schloßstraße 51
70174 Stuttgart

Par Redaktion ParisBerlin le 6 octobre 2015